Publié le 8 septembre 2026 · Lecture : 6 min · Sofacturation

Juillet et août, c’est souvent la période où l’on tourne en mode automatique. On soigne, on facture, on transmet. Mais on vérifie moins. On relance moins. On contrôle moins.
C’est humain. C’est normal. Et c’est précisément là que se cachent la plupart des problèmes de facturation qui vont vous coûter du temps — et de l’argent — en septembre.
Des FSE non télétrransmises. Des BSI expirés sans renouvellement lancé. Des rejets CPAM qui s’accumulent silencieusement. Des majorations oubliées. Des ordonnances périmées dont vous n’avez pas encore eu connaissance.
La rentrée en libéral, ce n’est pas qu’une question de planning de soins. C’est aussi — et surtout — une remise à plat administrative et comptable.
Dans cet article, on vous donne les 12 points de contrôle à réaliser dès la rentrée, organisés par ordre de priorité. Et à la fin, vous pouvez télécharger la checklist PDF gratuite pour ne rien oublier.
La plupart des professionnels de santé libéraux le savent intuitivement, mais peu le formalisent : l’été crée des angles morts dans la gestion administrative.
Voici pourquoi :
La bonne nouvelle ? Tout ça se règle en quelques heures, à condition d’avoir la bonne méthode.
C’est le point de départ. Avant toute chose, ouvrez votre logiciel de facturation et vérifiez que toutes les feuilles de soins électroniques émises pendant l’été ont bien été :
Un bordereau qui n’a pas été transmis, c’est une prestation que vous avez réalisée et que vous ne serez pas payé(e). Ça arrive plus souvent qu’on ne le croit, notamment après des pannes de connexion ou des changements de logiciel.
Astuce Sofacturation : le tableau de bord Sofacturation vous permet de visualiser en un coup d’œil les FSE en attente, les bordereaux non transmis et les actes non réglés.
2. Relancer les rejets CPAM en attente
L’été, les rejets arrivent. Mais comme on est souvent moins disponible, ils s’accumulent sans être traités.
À la rentrée, commencez par lister tous les rejets en suspens et classez-les par :
Un rejet traité rapidement, c’est souvent un paiement récupéré. Un rejet ignoré, c’est une perte définitive.
Septembre, c’est la rentrée pour tout le monde. Pour vos patients aussi :
Prenez quelques minutes au début de chaque soin pour vérifier les droits à jour dans votre logiciel. Une feuille de soins envoyée avec une carte Vitale non à jour, c’est un rejet quasi systématique.
Le BSI — Bilan de Soins Infirmiers — a une durée de validité. Si vous avez des patients dont le BSI expire en septembre ou octobre, le renouvellement doit être initié maintenant.
Un BSI expiré, c’est une rupture de prise en charge. Vous pouvez continuer à soigner (vous êtes professionnel(le) de santé, l’urgence prime), mais la facturation sera bloquée jusqu’au renouvellement.
Concrètement : listez vos patients sous BSI, vérifiez les dates d’expiration sur les 60 prochains jours, et contactez le médecin référent pour le renouvellement si ce n’est pas encore fait.
C’est l’un des points les plus fréquemment oubliés — et les plus coûteux à long terme.
Les majorations à vérifier :
Ces majorations semblent anodines individuellement. Mais sur une année, les oublier représente plusieurs centaines d’euros de perte sèche.
La Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP) évolue régulièrement. Des actes peuvent être revalorisés, modifiés ou créés.
À la rentrée, prenez 10 minutes pour :
Si votre logiciel n’est pas à jour, vous risquez de facturer des actes à des tarifs obsolètes — et d’être payé(e) moins que ce à quoi vous avez droit.
Une ordonnance a une durée de validité. Si elle expire pendant que vous prenez en charge le patient, la facturation est bloquée jusqu’à obtention d’un renouvellement.
À la rentrée, passez en revue vos patients en cours de soins et identifiez ceux dont l’ordonnance expire dans les 2 prochains mois. Prévenez le médecin traitant suffisamment tôt pour éviter toute interruption.
Les patients en Affection Longue Durée (ALD), en Complémentaire Santé Solidaire (CSS/CMU-C) ou en Aide Médicale d’État (AME) bénéficient de prises en charge spécifiques.
Ces statuts ont des dates de validité. Si la prise en charge n’est plus active et que vous n’en avez pas été informé(e), vous risquez un rejet.
Vérifiez, pour chacun de ces patients, que le statut est bien à jour dans votre logiciel et dans le système de la CPAM.
Certains actes nécessitent un accord préalable de la CPAM avant d’être réalisés et facturés. Ces accords ont une durée de validité.
Vérifiez que les accords dont vous disposez pour vos patients sont toujours valides. Dans le cas contraire, anticipez la demande de renouvellement avant que l’accord expire — sous peine de facturer des actes non pris en charge.
La rentrée est aussi une bonne période pour faire le point sur vos obligations sociales :
URSSAF : vérifiez les échéances de cotisations à venir et anticipez si votre trésorerie est tendue après l’été
CARPIMKO (pour les infirmiers) : vérifiez vos droits à la retraite et votre régime de cotisation
Prévoyance : si vous avez eu un arrêt maladie pendant l’été, vérifiez que les indemnités journalières ont bien été versées
Un logiciel de facturation à jour, c’est :
Vérifiez régulièrement que vous êtes sur la dernière version disponible.
Enfin, prenez le temps d’analyser vos chiffres :
Ce bilan prend moins d’une heure. Il vous donne une vision claire de là où vous en êtes — et de ce qu’il faut ajuster avant la fin d’année.
Pour ne rien oublier, nous avons rassemblé ces 12 points dans une checklist PDF gratuite, prête à imprimer ou à utiliser sur tablette.
Elle est organisée en 4 sections :
Accès immédiat · PDF 2 pages · 100% gratuit
La rentrée en libéral, c’est une opportunité de repartir sur des bases saines. En quelques heures de travail administratif bien structuré, vous pouvez :
Ce n’est pas une question de rigueur excessive. C’est simplement du professionnalisme au service de votre activité.
Sofacturation accompagne les professionnels de santé libéraux dans leur facturation au quotidien. Découvrez notre solution →